Do feminino (2)
«C'était quelque être très jeune, mais de qui ce signe distinctif ne s'imposait cependant pas à première vue, en raison de cette illusion qu'il donnait de se déplacer en plein jour dans la lumière d'une lampe. Je l'avais déjà vu pénétrer deux ou trois fois dans ce lieu : il m'avait à chaque fois été annoncé, avant de s'offrir à mon regard, par je ne sais quel mouvement de saisissement d'épaule à épaule ondulant jusqu'à moi à travers cette salle de café depuis la porte. Ce mouvement, (...) que ce soit dans la vie ou dans l'art, m'a toujours averti de la présence du beau. Et je puis bien dire qu'à cette place, le 29 mai 1934, cette femme était scandaleusement belle». Breton descreve assim o seu encontro com Jacqueline, com quem casou meses depois. E o advérbio de modo final ilumina a minha atracção antiga pelo surrealismo. Ninguém que seja sensato e saudável diz que a beleza é «escandalosa». Mas alguém que vive na luz crua desse escândalo é alguém de quem sou fatalmente amigo.

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